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lundi, 25 septembre 2006
Les 13 solitudes

La semaine dernière a été une semaine moche pour l’unité canadienne. Après deux déclarations controversées à une semaine d’intervalle, les fédéralistes qui prônent l’unité canadienne se sont fait jouer dans le dos par deux des leurs, et les souverainistes québécois viennent d’ajouter deux nouvelles armes à leur arsenal.
La semaine a commencé avec « l’affaire Wong » qui, semble-t-il, n’a pas défrayé la chronique dans le reste du Canada comme ce fut le cas au Québec. Ici, nous avons senti de près l’indignation de la population québécoise en réaction aux propos magistralement cons de la chroniqueuse du Globe and Mail.
Cette dernière, dans sa chronique du samedi 16 septembre, a tenté d’établir un lien entre les trois fusillades qui ont eu lieu dans des établissements d’enseignement montréalais. Dans un texte d’une absurdité digne d’Ionesco, elle nous raconte que ce qui a servi de motivation pour les trois tueurs (Lépine, Fabrikant et Gill) est le fait qu’ils ne soient pas des Québécois « pure laine » et que « tous les trois avaient été marginalisés dans une société qui prise la "pure laine"».
22:10 Publié dans Chronique du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Têtes à claques Part 2

J'ai bien écrit, dans ma note précédente sur les Têtes à claques, que je ne venais de découvrir le site et que j'étais normalement un peu "slow sur le piton".
Aujourd'hui, en lisant La Presse, j'ai appris que, finalement, je n'étais pas le plus "slow". Je ne suis pas un grand branché, mais j'ai quand même découvert le phénomène avant les gens du plus grand quotidien français d'Amérique. Laissez-moi vous dire, mes bretelles ont été suffisamment pétées pour me donner des cicatrices.
Bonne lecture!
;-)
00:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 20 septembre 2006
Les têtes à claques

J’ai découvert, cette semaine, les Têtes à claques. Je suis peut-être un peu « slow » sur le piton, comme d’habitude, mais je suis très content d’avoir fait cette découverte. J’ai bien de la difficulté à arrêter de regarder les clips complètement hilarants.
J’ai découvert, via le blogue de Dominic Arpin, que ce concept est né de la tête d’un ancien du milieu de la publicité, Michel Beaudet et que le site à été visité par 300 000 personnes dans l’espace d’un mois.
Si vous n’avez pas encore fait la découverte des Têtes à claques, rendez vous au site MAINTENANT! Tonight is your lucky night! Mes clips favoris sont « On sort Part 2 », « le VJ » et « La secrétaire ».
Le beau Raoul me fait rire aux larmes.
22:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
lundi, 18 septembre 2006
Au revoir, M. Lord

Ce soir, le Nouveau-Brunswick est devenu la seule province de l’Atlantique à ne pas être dirigée par un gouvernement conservateur. Les Libéraux de Shawn Graham ont réussi à arracher un troisième mandat des mains des Conservateurs de Bernard Lord.
Étant un Néo-Brunswickois expatrié au Québec, on m’a demandé ce matin de prédire les résultats des élections de ce soir. Sans hésitation, j’ai affirmé que Bernard Lord réussirait à faire ce que tous les gouvernements depuis les Libéraux de Louis J. Robichaud en 1960 ont été capables de faire, soit de remporter un troisième mandat consécutif.
À l’échelle nationale, on a tendance à commenter sur la tradition néo-brunswickoise d’élire de jeunes premiers ministres. Encore une fois, l’électorat a choisi de se ranger derrière un homme de 38 ans. Ce que les gens ont tendance à oublier, par contre, est la tendance historique d’attendre au moins dix ans avant de chasser le parti au pouvoir. Finalement, depuis 1925, seuls les gouvernements conservateurs de Hugh John Flemming et de Bernard Lord n’ont pas gardé le pouvoir pendant au moins dix ans.
Sans vouloir enlever la vedette à Shawn Graham, la grande question sur toutes les lèvres est celle de la carrière politique de Bernard Lord. Ça fait depuis 2002 que Lord songe publiquement à faire le saut au fédéral. Il y a un bon nombre de gens influents qui ont tenté de le recruter. Le hic est que, à mon avis, M. Lord n’a pas très bien joué ses cartes.
Lord a eu l’occasion de faire le saut à trois reprise et il a toujours reculé à la dernière minute. Ces raisons étaient, au moment, probablement bonnes sauf que…si on ne lance jamais, on ne comptera pas. Ce qui va compliquer les choses pour M. Lord, par contre, est le fait que son capital politique à pris un sérieux coup depuis les élections de 2003. Il a failli perdre le pouvoir à ce moment et sa cote de popularité a souffert autant que son parti. La défaite de ce soir va sans doute lui faire perdre un peu son « lustre ».
Quoi qu’il en soit, je ne pense pas que M. Lord restera à la barre du l’opposition officielle pendant quatre ans. S’il ne fait pas le saut au fédéral bientôt, il se retrouvera bien un poste bien rémunéré dans un cabinet-conseil quelque part.
À suivre…
23:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 13 septembre 2006
Dawson

Une journée triste et effrayante ici à Montréal aujourd’hui. J’ai passé l’après-midi à l’écoute de la radio et la soirée devant la télé à revivre les horreurs de la fusillade au Collège Dawson.
Sans avoir trop de détails sur les circonstances qui ont mené à la fusillade ou même les mobiles du tueur, les journalistes et éditorialistes commencent à analyser la situation. Cet après-midi, je me suis posé la question si, dans les journaux de demain matin, on ferai le lien entre cet incident et la décision récente du gouvernement Harper d’abolir le registre des armes à feu pour les armes de chasse et les carabines.
En consultant le site Internet de La Presse, j’ai rapidement constaté que je n’aurai pas à attendre jusqu’à demain.
André Pratte, qui n’a pas l’habitude de farfiner, aborde le sujet dans un éditorial en ligne sur Cyberpresse.ca. Voici un extrait qui résume sa pensée :
À l’heure qu’il est, on ignore quelles armes le tireur portait; on sait seulement qu'il en avait trois sur lui et qu'il s'agissait d'armes automatiques. Avait-il un permis? Les armes étaient-elles enregistrées? Cela paraît peu probable. Registre ou pas, le drame de Dawson aurait eu lieu.
Néanmoins, cet événement vient rappeler l’effroyable puissance destructrice que confère à toute personne la possession d’une arme à feu. En raison de cette puissance, qui peut faire des dizaines de victimes en quelques minutes, les autorités ne doivent rien négliger afin de diminuer l’utilisation criminelle de tels engins. C'est pourquoi, plus aujourd’hui que jamais, l’abolition du système d’enregistrement pour les armes de chasse paraît incompréhensible.
Je suis entièrement d’accord. Le but du registre n’est pas d’éliminer complètement ces genres d’attaques. C’est impossible. Cela ne veut pas dire, par contre, que le registre est inutile.
En passant, je me suis posé la question aujourd’hui : est-ce que Montréal serait devenue la capitale des fusillades dans les établissements d’enseignement? Trois fusillades en 17 ans…la Polytechnique, Concordia et Dawson…c’est tout un record.
23:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 11 septembre 2006
Le retour des Chroniques (Non, pas celles de Narnia)
Après une période d’hibernation estivale, les Chroniques du Monde sur Capacadie.com sont de retour. Cette semaine, je tente de décortiquer la langue de bois des deux principaux candidats aux élections provinciales du Nouveau-Brunswick. La tâche n’a pas été facile.
Voici un extrait de ma chronique :
Sur le fond, il n’y a pas eu de véritable gagnant. En effet, sur la plupart des questions qui ont été traitées, il faut parfois se fier aux les couleurs dans l’arrière-plan afin de faire la part des choses. Sur un grand nombre d’enjeux, les promesses des deux grands partis se ressemblent énormément. Il y a bien sûr des nuances et des divergences, mais il faut souvent être bien aguerri dans la matière pour les « pogner ».
Dans le domaine de la santé, les deux veulent assurer les services aux aînés, aux francophones et aux gens dans les milieux ruraux. Pas vraiment de surprise. La même chose pour le dossier de l’énergie. Les deux partis veulent réduire la taxe provinciale sur l’essence et faire la promotion de l’utilisation de l’énergie « verte ». Il y a eu une courte prise de bec sur le sujet du fiasco de l’orimulsion, mais sans aucun aboutissement.
Le texte en entier se trouve ici et le vidéo au complet du « débat » se trouve sur le site Internet de Radio-Canada.
J’aimerais bien avoir des commentaires d’autres gens qui ont réussi à regarder le débat du début à la fin.
23:57 Publié dans Chronique du monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 07 septembre 2006
Yann Arthus-Bertrand

Comme beaucoup de résidents et plusieurs visiteurs de la ville de Montréal, j’ai été complètement emballé par la séries de photos « La Terre Vue du Ciel » de Yann Arthus-Bertrand exposée sur la rue McGill College en 2002. Cette exposition, qui a été l’une des plus populaires et acclamées depuis un bon moment, offre des images spectaculaires et frappante de cette Terre qui demeure, en grande parie, inconnue à la plupart de ses habitants.
C’est en regardant ce soir un reportage sur la carrière du célèbre photographe que j’ai découvert deux autres séries de photos toutes aussi impressionnantes. Ces images, contrairement à celles de la série « La Terre Vue du Ciel », sont très simples, mais frappantes.

D’abord, Arthus-Bertrand nous offre une série de photos sur les bestiaux de différentes régions de la France. Ce qui rend les photos doublement intéressantes est le fait que les animaux sont, dans la très grande majorité des cas, en présence de leurs propriétaires. Le photographe a réussi à capter des images qui nous démontrent le respect et l’amour qui existe entre les animaux et leur maîtres.

La deuxième série que j’ai trouvée encore plus à mon goût est celle sur « les Français ». Dans cette série, Arthus-Bertrand tente de capter en image la France d’aujourd’hui par le biais des gens et leurs métiers. Ce qui frappe est qu’on trouve autant des photos de garagistes, d'ouvriers, de prostituées que d’images de vedettes et de chefs d’états.
À voir absolument.
22:52 Publié dans Arts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Frais de scolarité

Depuis quelques jours, je participe part à un bon petit débat sur les frais de scolarité sur le blogue de Julie. C’est un sujet qui est de mise suite aux rapports récents de Statistiques Canada et de la Educational Policy Institute.
L’argument tourne autour de l’impact des frais de scolarité sur la participation de la population aux études universitaires. Julie, Sam et Altavistagoogle semblent vouloir que le Nouveau-Brunswick emboîte le pas et fasse comme le Québec qui a gelé les frais de scolarité il y a 10 ans. Selon plusieurs, par contre, cette mesure n’a pas été bénéfique pour les universités et les étudiants du Québec.
Comme si je l’avais commandé, Alain Dubuc, éditorialiste à La Presse, nous livre un excellent texte sur comment le fameux gel n’a pas eu les résultats désirés et comment ce sont les mieux nantis qui en ont bénéficié. (Alain-Dubuc.2.doc) Voici un extrait particulièrement cinglant…
Après avoir suivi ce mouvement (celui des compressions budgétaires qui ont mené aux augmentations des frais), en doublant ses frais au début des années 90, de 900 $ à 1800 $, le Québec les a regelés en 1996. Au nom d'un principe: ne pas restreindre l'accès à l'université aux jeunes de milieux plus modestes. Bien des Québécois sont fiers de cette réalisation qui nous distingue. Mais elle repose sur une illusion et elle comporte des coûts importants.
Au plan social, cette mesure n'a rien donné. Malgré ces droits plus bas, la fréquentation scolaire n'est pas plus élevée au Québec qu'ailleurs. Rien n'indique non plus que la présence d'étudiants de milieux moins fortunés y soit plus élevée. Mais surtout, parce qu'ici comme ailleurs la clientèle universitaire vient largement des classes moyennes, le gel des droits de scolarité est un cadeau qui profite bien plus aux jeunes issus de milieux favorisés. L'argent est allé au mauvais endroit.
…et un autre…
Par contre, ce gel a coûté cher. Il a privé les universités québécoises de revenus importants, auxquelles les institutions des autres provinces ont eu accès, un manque à gagner que le gouvernement québécois n'avait pas les moyens de compenser. Résultat, il manque quelque chose comme 400 millions par année, avec des impacts qui seront de plus en plus lourds sur la qualité de nos universités.
Comme je l’ai écris dans une chronique en 2005, le gel (ou l’élimination) des frais de scolarité n’est pas une panacée. C’est une approche trop simpliste qui ne tien pas compte des nombreuses raisons (autre que l’argent) pour lesquelles tants de jeunes ne poursuivent pas leurs études au niveau universitaire.
00:15 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
lundi, 04 septembre 2006
Adieu Steve Irwin

Une triste nouvelle dans le monde de la zoologie et du divertissement télévisuel. Le chasseur de crocodile, l’Australien Steve Irwin, est décédé à l’âge de 44 ans lorsqu’une raie lui a transpercé la poitrine avec sa queue. Une mort spectaculaire pour celui qui avait le don de prendre des risques quotidiennement.
L'annonce de son décès a ébranlé l'Australie, des images de lui étant largement diffusées toute la journée. Certains politiciens australiens ont loué son implication en faveur de la cause environnementale.
L’aventurier casse-cou avait fait scandale, en janvier 2004, en nourrissant un crocodile de quatre mètres avec son bébé dans les bras.
22:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 03 septembre 2006
Élections au Nouveau-Brunswick

Mon ami Shaky et moi avons eu quelques bonnes discussions sur le sujet des élections au Nouveau-Brunswick et il me demande toujours pourquoi rien n’apparaît sur mon blogue. Il y a plusieurs raisons qui expliquent le manque de commentaires sur les enjeux les plus importants pour ma terre natale, mais la raison principale est une véritable indifférence pour la politique.
C’est un sentiment très récent, mais suite aux dernières élections fédérales et depuis le début de la course à la chefferie du Parti libéral, je me sens devenir amorphe chaque fois que j’aborde la lecture d’un texte sur les élections au Nouveau-Brunswick.
Je vais, néanmoins, tenter de mettre sur papier mes impressions de la campagne qui se terminera dans deux semaines.
D'abord, les derniers sondages (1er septembre) démontrent que les conservateurs en avance. Selon un sondage omnibus de Corporate Research Associates publié dans l’Acadie Nouvelle, « Si des élections avaient eu lieu selon les 501 adultes néo-brunswickois questionnés entre le 17 et le 30 août, l'équipe Lord aurait recueilli 45 % des voix auprès des personnes décidées, soit le même score qu'en mai. »
Ma première impression : le manque d’opportunisme des libéraux et, principalement de leur chef, Shawn Graham. J’aime bien Shawn Graham. Il semble être un gentil bonhomme, mais il lui manque un certain « killer instinct » politique. Il est trop docile et ne semble pas pouvoir motiver ses troupes.
Après deux mandats, les conservateurs de Bernard Lord n’ont pas un bilan très impressionnant (fermeture d’hôpitaux, prix de l’assurance et de l’énergie exorbitants, le fiasco de l’orimulsion…) De surcroît, l’histoire politique du Nouveau-Brunswick nous apprend que très peu de chefs/partis ont réussi à se faire élire pour un troisième mandat.
M. Graham et ses troupes étaient bien placés pour prendre leur place et marteler le gouvernement Lord. Que font-ils? Rien. La campagne se résume par une série de promesses très traditionnelles et aucune imagination. Il n’y a absolument rien, d’un côté ou de l’autre, pour emballer la population.
Le manque d’imagination est évident quand on entend Marcelle Mersereau, co-présidente de la campagne des libéraux faire la déclaration suivante : (il n'y a) « ...pas d'enjeu majeur donc on peut débattre des vrais enjeux. » (via Julie)
C’est triste.
J’encourage ceux qui liront cette note de bien vouloir lire la note de Julie sur les enjeux importants pour le Nouveau-Brunswick.
J’attends avec impatience le débat des chefs. Peut-être qu’ils attendent ce moment propice pour dévoiler une plateforme un peu plus étoffée.
Peut-être.
23:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




