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lundi, 18 septembre 2006

Au revoir, M. Lord

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Ce soir, le Nouveau-Brunswick est devenu la seule province de l’Atlantique à ne pas être dirigée par un gouvernement conservateur. Les Libéraux de Shawn Graham ont réussi à arracher un troisième mandat des mains des Conservateurs de Bernard Lord.

 

Étant un Néo-Brunswickois expatrié au Québec, on m’a demandé ce matin de prédire les résultats des élections de ce soir.  Sans hésitation, j’ai affirmé que Bernard Lord réussirait à faire ce que tous les gouvernements depuis les Libéraux de Louis J. Robichaud en 1960 ont été capables de faire, soit de remporter un troisième mandat consécutif.  

 

À l’échelle nationale, on a tendance à commenter sur la tradition néo-brunswickoise d’élire de jeunes premiers ministres. Encore une fois, l’électorat a choisi de se ranger derrière un homme de 38 ans. Ce que les gens ont tendance à oublier, par contre, est la tendance historique d’attendre au moins dix ans avant de chasser le parti au pouvoir. Finalement, depuis 1925, seuls les gouvernements conservateurs de Hugh John Flemming et de Bernard Lord n’ont pas gardé le pouvoir pendant au moins dix ans.

 

Sans vouloir enlever la vedette à Shawn Graham, la grande question sur toutes les lèvres est celle de la carrière politique de Bernard Lord. Ça fait depuis 2002 que Lord songe publiquement à faire le saut au fédéral. Il y a un bon nombre de gens influents qui ont tenté de le recruter. Le hic est que, à mon avis, M. Lord n’a pas très bien joué ses cartes.

 

Lord a eu l’occasion de faire le saut à trois reprise et il a toujours reculé à la dernière minute. Ces raisons étaient, au moment, probablement bonnes sauf que…si on ne lance jamais, on ne comptera pas. Ce qui va compliquer les choses pour M. Lord, par contre, est le fait que son capital politique à pris un sérieux coup depuis les élections de 2003. Il a failli perdre le pouvoir à ce moment et sa cote de popularité a souffert autant que son parti. La défaite de ce soir va sans doute lui faire perdre un peu son « lustre ».

 

Quoi qu’il en soit, je ne pense pas que M. Lord restera à la barre du l’opposition officielle pendant quatre ans. S’il ne fait pas le saut au fédéral bientôt, il se retrouvera bien un poste bien rémunéré dans un cabinet-conseil quelque part.

 

À suivre…

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