« Le retour des Chroniques (Non, pas celles de Narnia) | Page d'accueil | Dawson »

mercredi, 13 septembre 2006

Dawson

medium_Dawson_1.jpg

Une journée triste et effrayante ici à Montréal aujourd’hui. J’ai passé l’après-midi à l’écoute de la radio et la soirée devant la télé à revivre les horreurs de la fusillade au Collège Dawson.

 

Sans avoir trop de détails sur les circonstances qui ont mené à la fusillade ou même les mobiles du tueur, les journalistes et éditorialistes commencent à analyser la situation.  Cet après-midi, je me suis posé la question si, dans les journaux de demain matin, on ferai le lien entre cet incident et la décision récente du gouvernement Harper d’abolir le registre des armes à feu pour les armes de chasse et les carabines.

 

En consultant le site Internet de La Presse, j’ai rapidement constaté que je n’aurai pas à attendre jusqu’à demain.

 

André Pratte, qui n’a pas l’habitude de farfiner, aborde le sujet dans un éditorial en ligne sur Cyberpresse.ca. Voici un extrait qui résume sa pensée :

 

À l’heure qu’il est, on ignore quelles armes le tireur portait; on sait seulement qu'il en avait trois sur lui et qu'il s'agissait d'armes automatiques. Avait-il un permis? Les armes étaient-elles enregistrées? Cela paraît peu probable. Registre ou pas, le drame de Dawson aurait eu lieu.



Néanmoins, cet événement vient rappeler l’effroyable puissance destructrice que confère à toute personne la possession d’une arme à feu. En raison de cette puissance, qui peut faire des dizaines de victimes en quelques minutes, les autorités ne doivent rien négliger afin de diminuer l’utilisation criminelle de tels engins. C'est pourquoi, plus aujourd’hui que jamais, l’abolition du système d’enregistrement pour les armes de chasse paraît incompréhensible.

 

Je suis entièrement d’accord. Le but du registre n’est pas d’éliminer complètement ces genres d’attaques.  C’est impossible. Cela ne veut pas dire, par contre, que le registre est inutile.

 

En passant, je me suis posé la question aujourd’hui : est-ce que Montréal serait devenue la capitale des fusillades dans les établissements d’enseignement? Trois fusillades en 17 ans…la Polytechnique, Concordia et Dawson…c’est tout un record.

Commentaires

Tant qu'à moi, PERSONNE ne devrait avoir d'arme. Pas enregistrée, pas non-enregistrée. Et si ne pas pouvoir garder de fusil de chasse serait le prix à payer pour les chasseurs afin de participer à quelque chose qui tue encore PLUS de gens que la War on Terror : les meurtres par armes à feu.
La police voit une arme, elle la saisie. Point.
Et si ça signifie qu'on aura une surpopulation de chevreuils, ben, so be it.

En passant, en plus des tueries de la Poly et de Concordia, bien que ce n'est pas à Mtl, tu peux quand même probablemet considérer Lortie à l'Assemblée Nationale. 4 morts et une blessée (une secrétaire), si je me rappelle correctement.

Ecrit par : Julie Bélanger | jeudi, 14 septembre 2006

Julie, je ne vois pas le lien Lortie et Montréal. J'admets qu'il a probablement passé par cette ville en allant d'Ottawa à Québec, mais à part ça...

Il y a des tueries partout. Ça l'arrive. Même des pays comme l'Ecosse ont connu ce genre de drame. Et pourtant, le Royaume-Uni contrôle tellement les armes à feu que même les policiers en n'ont pas!

Le meutre de gens que l'on ne connait pas dans une tuerie du genre Dawson ou Polytechnique est un évenement extremement rare. Faudrait faire attention avant d'arriver à des conclusions du genre c'est la faute du Mont-Royal, de la société, de l'Internet, de la musique gothique, des hommes, des armes à feux, des jeunes, etc...

Ecrit par : altavistagoogle | samedi, 16 septembre 2006

Ecrire un commentaire