dimanche, 03 septembre 2006

Élections au Nouveau-Brunswick

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Mon ami Shaky et moi avons eu quelques bonnes discussions sur le sujet des élections au Nouveau-Brunswick et il me demande toujours pourquoi rien n’apparaît sur mon blogue. Il y a plusieurs raisons qui expliquent le manque de commentaires sur les enjeux les plus importants pour ma terre natale, mais la raison principale est une véritable indifférence pour la politique.

 

C’est un sentiment très récent, mais suite aux dernières élections fédérales et depuis le début de la course à la chefferie du Parti libéral, je me sens devenir amorphe chaque fois que j’aborde la lecture d’un texte sur les élections au Nouveau-Brunswick.

 

Je vais, néanmoins, tenter de mettre sur papier mes impressions de la campagne qui se terminera dans deux semaines.

 

D'abord, les derniers sondages (1er septembre) démontrent que les conservateurs en avance. Selon un sondage omnibus de Corporate Research Associates publié dans l’Acadie Nouvelle, « Si des élections avaient eu lieu selon les 501 adultes néo-brunswickois questionnés entre le 17 et le 30 août, l'équipe Lord aurait recueilli 45 % des voix auprès des personnes décidées, soit le même score qu'en mai. »

 

Ma première impression : le manque d’opportunisme des libéraux et, principalement de leur chef, Shawn Graham.  J’aime bien Shawn Graham. Il semble être un gentil bonhomme, mais il lui manque un certain « killer instinct » politique. Il est trop docile et ne semble pas pouvoir motiver ses troupes.

 

Après deux mandats, les conservateurs de Bernard Lord n’ont pas un bilan très impressionnant (fermeture d’hôpitaux, prix de l’assurance et de l’énergie exorbitants, le fiasco de l’orimulsion…) De surcroît, l’histoire politique du Nouveau-Brunswick nous apprend que très peu de chefs/partis ont réussi à se faire élire pour un troisième mandat.

 

M. Graham et ses troupes étaient bien placés pour prendre leur place et marteler le gouvernement Lord.  Que font-ils? Rien. La campagne se résume par une série de promesses très traditionnelles et aucune imagination. Il n’y a absolument rien, d’un côté ou de l’autre, pour emballer la population.

 

Le manque d’imagination est évident quand on entend Marcelle Mersereau, co-présidente de la campagne des libéraux faire la déclaration suivante : (il n'y a) « ...pas d'enjeu majeur donc on peut débattre des vrais enjeux. » (via Julie)

 

C’est triste.

 

J’encourage ceux qui liront cette note de bien vouloir lire la note de Julie sur les enjeux importants pour le Nouveau-Brunswick.

 

J’attends avec impatience le débat des chefs. Peut-être qu’ils attendent ce moment propice pour dévoiler une plateforme un peu plus étoffée.

 

Peut-être.

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