mardi, 15 août 2006

Réveille

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Réveille, réveille,
C’est les goddams qui viennent,
Voler la récolte.
Réveille, réveille,
Hommes acadiens,
Pour sauver le village.

 

Mon grand-grand-grand père
Est venu de la Bretagne,
Le sang de ma famille
Est mouillé l’Acadie.
Et là les maudits viennent
Nous chasser comme des bêtes,
Détruire les familles,
Nous jeter tous au vent.

 

Réveille, réveille,
C’est les goddams qui viennent,
Voler la récolte.
Réveille, réveille,
Hommes acadiens,
Pour sauver le village.

 

J’ai entendu parler
De monter avec Beausoleil.
Pour prendre le fusil
Battre les sacrés maudits.
J’ai entendu parlé
D’aller dans la Louisianne
Pour trouver de la bonne paix
Là-bas dans la Louisianne.

 

Réveille, réveille,
C’est les goddams qui viennent,
Voler la récolte.
Réveille, réveille,
Hommes acadiens,
Pour sauver le village.

 

J’ai vu mon pauvre père.
Il était fait prisonnier.
Pendant que ma mère, ma chère mère
Elle braillait.
J’ai vu ma belle maison
Était mise aux flammes,
Et moi je suis resté orphelin,
Orphelin de l’Acadie.

 

Réveille, réveille,
C’est les goddams qui viennent,
Voler la récolte.
Réveille, réveille,
Hommes acadiens,
Pour sauver le village.

 

Réveille, réveille,
C’est les goddams qui viennent,
Voler les enfants.
Réveille, réveille,
Hommes acadiens,
Pour sauver l’héritage,
Pour sauver l’héritage,
Pour sauver l’héritage.

 

par Zachary Richard 

mardi, 01 août 2006

Il fait beau

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Il fait trop beau ici.

 

Pendant que mes amis dans le centre du Canada souffrent dans la chaleur et l'humidité extrême, nous avons des soirées et des matinées farîches. Il fait tellement beau le soir que nous nous rassemblons autour du feu et, parfois, il faut même porter un chandail. Les journées, par contre, sont chaudes, mais tolérables.

 

Demain, la plage

 

Pourquoi ai-je déménagé?

lundi, 31 juillet 2006

En vacances!

Le jardin des beaux-parents

Enfin, les vacances sont arrivées et je suis de retour en Acadie. Qu'il fait beau ici!

 

Nous sommes présentement à Shédiac, mon lieu de naissance, et l'air maritime est magnifique. Depuis notre arrivée dimanche soir, nous nous faisons gâter par les parents...du homard, steak, maïs, légumes du jardin...et les desserts, bien sûr.

 

Comme Shandara, je vais tenter de documenter mes vacances, mais je ne suis pas très doué pour la photographie.  Même si elle est bien meilleure photographe, nous partageons toutefois l'amour de la bière Moosehead. Elle a prise une superbe photo lors de son dernier voyage en Acadie. Ça vous donne le goût?

 

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V'nez nous ouère! 

 

vendredi, 19 mai 2006

Le Grand Tintamarre du Nouveau-Brunswick

Pour les gens de la région de Montréal qui désirent faire l’expérience de la bouffe, la musique, la culture et l’accueil chaleureux des Acadiens, rendez vous sur l’esplanade de la Place des arts ce week-end pour le Grand Tintamarre du Nouveau-Brunswick.


Il y aura un bon nombre de musiciens, de chanteurs, de conteurs et de peintres. De plus, ceux qui s’y rendent pourront non seulement déguster des mets traditionnels acadiens, mais également apprendre comment les préparer et les servir. Oui, il y aura du bon Homard!


Malgré la pluie incessante, je vous encourage de vous y rendre. Je vous promet que vous vous amuserez bien.

dimanche, 23 avril 2006

André Boisclair : Nombriliste par excellence

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Malgré le fait que je lis les journaux tous les jours et que ma télé est syntonisée en permanence à RDI, il y a parfois des nouvelles qui m’échappent. C’est normal. Cette fois-ci parfois, c’est une déclaration fracassante qui m’a échappée.

 

Le 11 avril dernier, en réagissant aux propos de Michel Tremblay au sujet du projet de souveraineté québécoise, Bois clair a fait ces déclarations :

 

« … l'élément le plus déterminant à l'appui de la souveraineté est toujours le fait que les Québécois soient le seul peuple francophone en Amérique du Nord. »

 

et

 

« … la bataille pour la souveraineté n'aurait aucun sens si les Québécois n'étaient pas le seul peuple de langue française en Amérique du Nord. »

 

Pourtant, comme je l’ai écrit (dans un autre contexte) la semaine dernière, nous, les francophones hors-Québec, sommes 941 560.

 

Il n’y a très peu de mots pour décrire à quel point ces mots sont choquants. Plusieurs ont qualifiées ces propos comme étant « ignorants », mais André Boisclair n’ignore pas l’existence des peuples francophones hors-Québec, il refuse tout simplement de les reconnaître.

 

La Société nationale de l'Acadie (SNA) a demandé au chef du Parti québécois de « reconnaître » que les Acadiens sont un peuple. Elle devait le faire, mais je doute que M. Boisclair lui donne la réponse qu’elle désire. En reconnaissant que des peuples francophones existent et réussissent à s’épanouir serait une admission que cela est possible dans le contexte canadien actuel. Les souverainistes tentent, depuis des générations, de convaincre les Québécois du contraire.

 

Les déclarations de M. Boisclair ne sont pas ignorantes, elles sont démagogiques.

dimanche, 26 mars 2006

Pas si mauvais…

medium_nsp.jpgEn lisant La Presse ce matin, je me suis rendu compte que, finalement, ils ne sont pas si mauvais nos musiciens acadiens.

 

J’ai eu l’impression que Natasha St-Pier et Jean-François Breau faisaient souvent les manchettes dernièrement et que leurs plus récents disques étaient très bien reçus par la population. J’ai alors été faire un tour sur le site de l’ADISQ et j’ai découvert que j’avais bien raison. Au moment où j’écris cette note, deux des cinq premières positions au palmarès radio du Québec sont détenues par des Acadiens. La troisième est occupée par Natasha et Jean-François est bien installé en quatrième position.

 

Plus tard dans la journée, je me suis rendu sur le site de Renaud-Bray afin de voir comment se vendaient les disques de Natasha et de Jean-François. J’ai alors constaté qu’une autre Acadienne était l’une des « meilleures vendues » et aussi le « coup de cœur » du géant libraire. Celle-ci est, évidemment, Marie-Jo Thério.

 

C’est quand même pas si mal vivre au Québec. Je me sens presque comme chez-nous. Si seulement on pouvait servir des vrais poutines!

samedi, 25 mars 2006

Acadieman au Téléjournal

medium_acadieman_ete.jpgAu début de cette semaine, sur les ondes de Radio-Canada (via le Téléjournal atlantique), les auditeurs partout au Canada ont pu enfin rencontrer le first superhero acadien grâce à un reportage sur Acadieman.

 

Dirigez-vous ICI pour visionner le reportage. Il faut cliquer sur « mardi 21 mars » et se rendre à la 40ième minute en utilisant la barre de défilement OU cliquez ici : Acadieman au Téléjournal

 

Les scènes choisies pour le reportage sont tout simplement hilarantes.

 

Le reportage est également très intéressant car il présente bien le phénomène du chiac dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. Comme l’explique la linguiste Annette Boudreau, le chiac à longtemps été stigmatisé et laissé au domaine privé. Le reportage démontre comment beaucoup de jeunes Acadiens de la région de Moncton considèrent le succès fulgurant de la série animée comme une légitimation de leur patois. Le créateur de la série, DANO LeBlanc nous apprend que le site Internet d’Acadieman a obtenu plus de 500 000 « hits » depuis le mois d’août.

 

Ça, c’est friggin cool!

 

J’attends avec impatience le DVD des premiers épisodes.

mercredi, 01 mars 2006

Bravo Isabelle !

D’abord, félicitations à toute l’équipe d’Ode à l’Acadie pour avoir reçu le trophée du Meilleur album francophone de l'année de l'Association de la musique de la Côte Est. Pour moi, ce n’est pas une surprise car la qualité de cet album est exceptionnelle de tous les aspects.  

 

Je veux, par contre, féliciter Isabelle Thériault pour son discours lorsqu’elle a accepté le prix au nom de l’équipe. Celle qui porte un nombre extraordinaire de chapeaux (Directrice musicale, pianiste, accordéoniste et chanteuse) a courageusement déclaré qu’elle aurait souhaité que ce prix soit remis pendant le gala télévisé à la CBC.  

 

Voici l’éditorial de Gaétan Chiasson sur le sujet :  

 

Gaétan Chiasson - 28 février 2006 L'Acadie Nouvelle  

 

La troupe Ode à L'Acadie est née sous une bonne étoile. La durée de vie du spectacle, présenté une première fois à l'été 2004, dépasse les prévisions les plus optimistes, les critiques sont bonnes partout et l'album qui en a été tiré se maintient au sommet des ventes locales. Déjà plus de 10 000 copies ont été écoulées. Dans le milieu artistique, les sept jeunes musiciens jouissent d'un préjugé favorable, ce qui n'est pas le cas de tous les artistes de la relève. Les honneurs s'accumulent, comme de raison. En fin de semaine, ils ont reçu un autre trophée, celui du Meilleur album francophone de l'année de l'Association de la musique de la Côte Est. Ils ont devancé, entre autres, la grande Marie-Jo Thério. C'est un peu la consécration, du moins dans les Provinces atlantiques. Le succès apporte le respect. Le respect forge l'assurance et la confiance. Quand Isabelle Thériault, l'une des membres de la formation, est allée chercher le fameux prix, dimanche, lors du party acadien, elle ne s'est pas contentée de réciter une longue liste de remerciements. Elle a pris son courage à deux mains et a déploré le fait que la remise du prix, le seul réservé aux artistes francophones, ne soit pas diffusée en direct pendant le gala télévisé présenté le lendemain sur le réseau national de la CBC. Questionné, un organisateur affirme que la remise du prix a été retransmise durant le gala, sous forme de capsule, ce qui n'a pas toujours été le cas dans le passé. Bon. C'est bien, mais ce n'est pas la même chose. Les remises de prix préenregistrées n'ont pas le même impact sur les spectateurs qui les associent à des récompenses de moindres importances, à la musique underground, par exemple, et aux courants musicaux qui occupent une place marginale dans l'industrie. Ce qui n'est plus le cas de notre musique. Notre industrie est en effervescence depuis une dizaine d'années. Nos artistes sont de plus en plus nombreux à produire un album et à s'illustrer dans notre coin de pays. Nous avons aussi des vedettes qui mènent de véritables carrières internationales. Ce sont des artistes de premier ordre. Il serait temps que l'Association de la musique de la Côte Est s'en rende compte et cesse de les traiter comme des artistes de seconde classe dans l'élaboration de leur gala.  

 

…et l’article de Sylvie Mousseau sur le même sujet :  

 

Gala télévisé de l’AMCE: La francophonie veut recevoir son prix en direct Sylvie Mousseau - 28 février 2006  

 

CHARLOTTETOWN - Isabelle Thériault, d'Ode à l'Acadie, estime que le seul prix francophone de l'Association de la musique de la côte Est devrait être remis en direct pendant le gala télévisé à CBC.  

 

La musicienne et chanteuse a exprimé ce souhait dimanche, lorsque la troupe d'Ode à l'Acadie a reçu son prix, soit le trophée du Meilleur album francophone de l'année. Cette récompense a été remise pendant le party acadien, à Charlottetown, qui a suivi le dîner de l'industrie. «On reconnaît que l'association laisse de plus en plus de place aux francophones et puis, on est très heureux de ça. Par contre, puisque c'est le seul prix francophone qui est remis au ECMA, notre souhait est que, l'année prochaine, le prix soit décerné en ondes lors du gala», a déclaré Isabelle Thériault au cours d'un entretien téléphonique depuis Charlottetown. La remise du prix a été filmée pour être retransmise pendant le gala télévisé, a fait savoir, hier, Marc Chouinard. Ce n'est pas en direct, mais les francophones sont du spectacle, souligne-t-il. Ces décisions sont prises par les producteurs. Celui-ci précise que, depuis 2005, les producteurs enregistrent des segments au cours des festivités de la fin de semaine afin de les diffuser pendant le gala. Par les années passées, le prix de l'album francophone était souvent décerné pendant le gala hors d'ondes. «Maintenant, on est sur le show et c'est à la télévision nationale. J'étais là dimanche soir, c'était quasiment aussi vibrant que sur la scène. Il y avait plein de monde», poursuit le président de l’AMCE. Pour Ode à l'Acadie, cette nouvelle récompense qui s'ajoute aux nombreux prix et reconnaissances que la troupe a déjà reçus donne un nouveau souffle au spectacle et au disque, considère Isabelle Thériault. Les sept artistes étaient en nomination aux côtés, notamment, de Marie-Jo Thério et de Sandra Le Couteur. «On est très content, c'est le fun d'avoir la reconnaissance de ses pairs et de voir que notre travail est reconnu», affirme la jeune artiste, qui souhaite que son message soit entendu par les organisateurs des festivités de l'AMCE. Isabelle Thériault mentionne que, depuis une dizaine d'années, il y a une effervescence extraordinaire sur la scène musicale francophone de la côte Est. «Il y a beaucoup de disques qui sont produits, on a notre propre compagnie de distribution et il y a de plus en plus de gens qui oeuvrent dans le milieu. Ça fait que l'industrie francophone est quand même très présente sur la côte Est et c'est pour cette raison que le prix devrait être remis en ondes», explique-t-elle. Au sommet des ventes chez Distribution Plage, l'album Ode à l'Acadie a été vendu à plus de 10 000 exemplaires. La troupe a vécu une belle fin de semaine en présentant deux vitrines à l'AMCE. Selon Isabelle Thériault, l'accueil a été fantastique. Cette dernière encourage les artistes acadiens à soumettre leur candidature pour les vitrines de l'AMCE. «C'est une responsabilité qu'ont les artistes d'appliquer pour des vitrines, de voter, de s'impliquer. C'est la seule manière qu'on va pouvoir vraiment se tailler une place dans cette industrie-là», conclut-elle. D'après les premières estimations fournies par Marc Chouinard, au moins 30 000 personnes ont assisté aux différentes activités de l'AMCE à Charlottetown.

vendredi, 03 février 2006

Poutine Rap, eh?

Voici un poème rédigé par un collègue suite à ma description du bijou de la gastronomie acadienne : La Poutine Râpée.
 
Poutine Rap, eh?
 
Je viens d'Acadie
C'est moi. That's me.
J'suis très mauvais.
That's bad. That's me.
J'suis un vrai de vrai.
J'suis fier. That's me.
Heh! heh! Heh! heh!
 
J'veux une vraie Poutine!

lundi, 30 janvier 2006

Quelle soirée !

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En fin de semaine, j’ai enfin eu la chance de voir le spectacle Ode à l’Acadie. Quelle soirée inoubliable.

 

Pour ceux qui ne l’ont pas encore décelé, je suis un Acadien du Nouveau-Brunswick qui s’est installé à Montréal il y a 6 ans (demain, en fait). Il va sans dire que l’Acadie me manque énormément, mais vendredi soir, j’avais le cœur à la gorge et les larmes aux yeux.

 

Je ne suis pas un homme très émotionnel (je ne suis pas non plus un Invincible), mais je suis un fier Acadien qui à grandi au bord de la mer. Je suis également un homme qui apprécie beaucoup la musique. J’étais donc au paradis.

 

Le spectacle avait lieu dans le magnifique amphithéâtre dans le sous-sol du centre de créativité Gesù. C’est une salle qui est relativement petite (environ 300 sièges), mais qui est très bien aménagée et dont la qualité acoustique est merveilleuse. Comme nous (moi, mon épouse et d’autres amis) avions acheté nos billets très tôt, nous étions installé à quelques mètres de la scène.

 

Un autre élément qui a ajouté à la soirée est la foule. Celle-ci, composée autant d’Acadiens que de gens de la place, a été charmée par les musiciens dès les premières notes et elle s’est laissée séduire par l’histoire et la musique.

 

Les vedettes du spectacle, par contre, sont les sept musiciens acadiens qui se vident de leur talent et de leurs émotions à chaque représentation. Le talent des musiciens, qui semblent tous être multi-instrumentalistes, est sans pareil. Christian « Kit » Goguen et Monique Poirier, en particulier, ont de grandes voix qui me font frissonner. Les arrangements et l’ambiance sont majestueux.

 

Si j’ai été d’abord éblouit par le talent pur des artistes, j’ai rapidement constaté que leurs habiletés n’étaient surpassées que par leur modestie et leur authenticité. Pas que j’avais l’impression que les artistes ne seraient pas « authentiques », mais j’étais curieux de voir comment les membres de la troupe allaient se présenter à un auditoire « non acadienne ». Dès que les artistes ont commencé à parler à la foule, j’ai immédiatement constaté que rien n’avait changé du spectacle dont j’avais tellement entendu parler.

 

Les accents de par chez-nous, les blagues que seulement les gens de la place comprennent et les références aux régions qui m’ont entouré toute ma vie ont été pour moi un retour nostalgique qui, au moment où je rédige ce texte, est loin d’être fini.

 

Plus que jamais, j’ai envi de retourner en Acadie…pour de bon.

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